TRANSITION ECOLOGIQUE : DES EXPÉRIMENTATIONS DÉMOCRATIQUES EN TENSION

L
a crise écologique globale appelle à « accélérer » la transition écologique. La tension entre accélération/urgence et ralentir/débat/réflexivité interroge notre capacité à transformer notre manière de faire des choix socio-techniques et politiques à travers notamment des processus participatifs citoyens. L’exemple récent de la convention citoyenne pour le climat est sans doute « l’arbre qui cache le mieux la forêt », à la fois critiqué lors de son lancement pour sa pertinence (jusqu’où les experts sont-ils prêts à faire des compromis avec d’autres types de savoir ?), et détricotée lors de ses conclusions par les gouvernants. Elle semblerait donner raison aux sceptiques des formes renouvelées de participation. Les tensions et les contradictions qu’a traduit l’exercice méritent d’être pris au sérieux. Impact sur les enjeux climatiques au niveau local et régional, tension sur la dimension éthique de la participation comme forme d’engagement de collectif citoyens face aux logiques de marché, redistribution et reconfigurations des réseaux de compétences face aux logiques d’expertises établies, point d’appui pour des actions juridiques remettant en cause l’inaction de l’état.
Cette session propose de prendre au sérieux des dispositifs formalisés d’expérimentation de la participation citoyenne à l’échelle locale, territoriale, régionale dans leur dimension non seulement consultative ou transformative mais surtout dans les détournements, leurs inventions et leur subversion.
